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04 mars 2019

La Zoothérapie

La zoothérapie, ce terme vous dit quelque chose ? On en entend de plus en plus parler dans les médias… mais est-ce une mode ? Croyez-vous réellement que la présence d’un chien ou d’un chat autour d’une personne puisse être bénéfique au point d’apporter une forme de guérison du corps, du cœur ou de l’esprit? Moi, oui. Je crois fortement que ce type de thérapie a des bienfaits sur nous et ce, à différents niveaux. Bien que je ne possède pas toutes les explications scientifiques, psychologiques et émotionnelles derrière la zoothérapie, mon expérience personnelle s’est prouvée assez satisfaisante pour que j’y crois davantage.
 
J’ai un chien, comme dans bien d’autres foyers. C’est une belle Boston Terrier de 6 ans. Une belle «  grosse guidounne » à qui j’ai envie, par le biais de cet article, de rendre hommage. Ça peut peut-être vous sembler inusité, mais comme sa présence fût un véritable baume sur ma plaie de cœur, je crois fermement qu’elle le mérite. Par le fait même, je veux également vous partager mon vécu avec la zoothérapie.
Pour ceux et celles qui l’ignoraient, il y a quelques mois, un événement douloureux a ébranlé notre famille (articles : Vivre un cauchemar... et Deuil périnatal). En effet, nous avons dû nous soutenir lors de la perte précoce de notre fils, alors que j’étais à 15.5 semaines de grossesse. Ce bébé était tellement voulu, si désiré, tant attendu ; sa perte fut donc tout un choc émotif et physique. Je vous épargnerai les commentaires qu’on entend bien souvent suite à une fausse-couche… Rappelez-vous tout simplement qu’il n’est pas nécessaire de l’avoir pris dans nos bras pour pleurer sa perte.

Dans mon cas, les répercussions étaient difficiles à cacher. Je n’avais pas une montagne à gravir devant moi, mais bien les Rocheuses au grand complet. Suite à cet événement, j’ai fait de l’insomnie durant plusieurs journées. Cette insomnie m’empêchait de reprendre le dessus physiquement, psychologiquement et émotivement. Ajoutez à cela, l’énorme peine qui m’envahissait. J’ai été en arrête de travail pendant quelques semaines incluant un retour progressif. Vous pouvez très bien vous imaginer toutes les pensées que j’ai pu avoir lorsque je me retrouvais seule…

Mes proches étaient tous à mes côtés ; de même que des connaissances sur le groupe des mamans de Mars 2019. Mais, pour être honnête avec vous, j’avais beau en parler, les gens finissent par ne plus savoir quoi me répondre pour apaiser ma peine… Puis, j’avais l’impression d’être gossante à la longue pour eux. Mais avec les animaux, c’est une toute autre réalité.

Mon chien, quant à elle, venait combler une autre partie qu'il me manquait. Elle n’était pas à mes côtés parce qu’elle s’en sentait obligée, parce qu’elle ne voulait pas bien paraître. Elle est demeurée là, à mes côtés, aussi longtemps que j’en ai ressenti le besoin. Je ne me sentais nullement obligé de parler et je pouvais pleurer sans qu'il n'y ait de malaise. La nuit, lors de mes insomnies, elle était là, près de moi, à me réconforter. Le fait qu’elle se levait, qu'elle venait se coucher dans mon coup, me réconfortait. Le fait de la caresser m’apaisait. Puis, bizarrement, ses ronflements finissaient par m’endormir. Elle m’a donné ce que je cherchais : de l’amour inconditionnel, du support et une présence rassurante. Elle m'a aidé à surmonter cette épreuve. 

Cette photo a été prise le 17 octobre 2018 

XOXO
Article également publié comme collaboratrice sur le blog : Des familles en banlieue

07 janvier 2019

Deuil périnatal

Le deuil périnatal c’est un bébé qui décède durant la grossesse, lors de l’accouchement ou dans sa première année de vie. Je vous amène dans mes pensées les plus profondes que j’ai eues depuis le départ de mon fils le 12 octobre dernier. À ce moment, j’étais à 15.5 semaines de grossesse.

Je ne comprenais pas ces femmes qui étaient dévastées lorsque leur grossesse s’arrêtait tôt. Les gens, plutôt maladroit, peuvent émettre certains commentaires blessant. Comme par exemple « Tu as déjà des enfants alors pensent à ceux-là au lieu de penser à celui que tu n’as pas. » ou « Plusieurs ne peuvent pas en avoir alors soit heureuse d’en avoir déjà. » et, celui qui me grince le plus les dents, «  Tu n’es pas la première ni la dernière à le vivre, n’en fait pas un drame, passe à autre chose ! »

Ce que j’ai écrit le 14 octobre 2018 : « Ce n'est pas seulement perdre son bébé, c'est aussi perdre tous les rêves que nous avions battit autour de lui... ». Autrement dit : « La peine ne se mesure pas au nombre de semaines de grossesse ou de vécu du bébé, mais à la grandeur du rêve que les parents portaient en eux et aussi au sentiment que ces gens avaient d’être déjà des parents ». Ce petit être était tant attendu par nous ainsi que par ses 3 grandes sœurs. Nous avions plusieurs rêves que nous voulions réaliser avec sa venue et tous ses rêves se sont envolés en même temps que lui.

Même si je ne le souhaite à personne, personne ne peut s’imaginer la douleur profonde que ces femmes vivent tant et aussi longtemps que tu ne l’as pas vécu.

Ce que j’ai écrit le 28 novembre 2018 : « J’ai un poignard qui me transperce le cœur. J’aimerais tant l’enlevé sans trop m’égratigner. J’aurais envie de crier. Pour cracher tout le poids qui pèse sur ma cage thoracique. J’aimerais pouvoir sourire ou même rire. Hélas, c’est difficile. Je continue d’avancer. Malgré cette douleur si vive ».

Une partie de moi s’est envolée à tout jamais. Je ne suis pas forte, je ne suis pas courageuse, je ne fais qu'avancer en surmontant cette montagne haute et rocailleuse. Cette blessure sera toujours présente et je vais devoir apprendre à vivre avec elle.

« Tu n’es plus là où tu étais mais tu es partout où je suis ! »
Tu seras toujours présent dans mon cœur et dans mes pensées.


XOXO

16 novembre 2018

Vivre un cauchemar

Au moment d'écrire ces lignes, nous sommes le 13 octobre 2018, il est 2h30 du matin. Je fais de l'insomnie. Ça faisait un moment, selon les dates des articles publiés, que je n'avais pas écrit un article qui traite de ma vie personnelle. Aujourd'hui, j'en ai besoin. J'ai besoin de mon exutoire, mon blog, pour y écrire mes pensées les plus sombres, les plus lourdes.

Ce qui devait être un simple rendez-vous de routine, vira à la pire journée de ma vie!

J'étais... enceinte de bébé#4.

AVERTISSEMENT - la suite peut être lourde et dure à lire

Je reviens au 19 septembre 2018. Je suis à 12.4 semaines. La journée où j'ai été faire le test Harmony : détecte les trisomies 13, 18, 21 ainsi les anomalies des chromosomes sexuel, donc le sexe du bébé. À l'hôpital où je suis suivi, j'ai également eu la chance d'avoir un écho. Mon conjoint était là, bien sûr, ainsi que ma grande cocotte. L'écho était parfait, la mesure de l'os nasal ainsi que du coup, c'était A1.

Les semaines passent, ce suivent, tout va bien. Le 3 octobre 2018, 10 jours ouvrables après mon test, ma gynécologue m'appel pour me donner les résultats, sauf celui du sexe. Les prises de sang sont parfaites! Pour le sexe, je vais chercher la journée même mon enveloppe au bureau pour aller la porter à mon amie C. puisqu'elle va préparer des beignes avec l'intérieur à la couleur du sexe. Nous avons planifié une séance photo avec R. pour le découvrir, le 13 octobre 2018.

Le 11 octobre 2018, j'ai mon rendez-vous de routine. Je suis à 15.5 semaines. Parle, parle, jase, jase, nous allons écouter le cœur. Elle ne le trouve pas. Elle appel en écho d'urgence. Je vais donc à l'hôpital. Je n'osais pas déranger mon conjoint au travail mais plusieurs me l'ont conseillé. Je ne pogne pas bien dans l'hôpital alors je demande donc à mon amie A.-M. si elle peut l'appeler pour l'avertir. Chose qu'elle fait. Je passe donc mon écho. La technologue prend des images, prend des photos, ne me dit rien... Le médecin vient terminer et ne me dit rien non plus. Je dois aller au "service de jour" pour attendre l'appel de ma gynéco. Je suis toujours dans le néant. Je me dis que ce n'est pas bon signe. Mon chum a décidé de venir me rejoindre à l'hôpital. Je lui explique tout en détail. Le téléphone sonne. C'est elle, ma gynéco. Elle m'annonça que notre bébé était mort depuis 12.5 semaines. Dans ma tête tout bascule. Mais ça ne se peut pas, j'ai eu un écho la veille, tout était beau...je m'effondre dans les bras de mon chum, plus rien ne comptait. Je devais revenir à 15h00 pour parler de la suite, du curetage.

Le 12 octobre 2018, fût toute qu'une épreuve, toute qu'une journée. Je devais être à jeun à partir de 5h30 du matin. Je pouvais boire de l'eau jusqu'à 11h30. À 8h00 je devais m'insérer une pilule pour faire ramollir le col. La gynécologue et la pharmacienne m'avait bien spécifié que ça faisait travailler, que j'allais sentir des contractions. Mon rendez-vous était prévu pour 13h30. À 12h03, l'hôpital m'appel pour me dire qu'il y a une annulation et de me présenter à 13h00. J’avertis mon conjoint. Lorsque je m'assoie, je sens quelque chose qui décroche dans mon ventre. Ça le refait une 2e fois. Je pars à la course à la salle de bain. C'est à ce moment que tout ce chamboule et je ne vous ferez pas de dessin de la scène. À 12h26, nous étions à mi-chemin de la maison et de l'hôpital. Je téléphone au département pour leur aviser de ce qui se passait. Nous montons au 3e étage, je sens que ça coule énormément. Je mets les papiers dans le bac prévu à cet effet et je cours à la toilette. Je suis assise sur la toilette et je pleure. Ça n'arrête pas. Mon chum va donc chercher une infirmière. Je finis par sortir. Les infirmières vraiment super, m'apportent en civière dans une salle de réveil où j'arriva pour 13h00. Mon chum à la blague : « Tu vois t'es à l'heure. » Faut dire ici que mon chum a tout fait, tout dit pour me faire rire, pour que je garde le moral. Malgré que je sais pertinemment qu'il a tout aussi mal que moi. Les infirmières prennent mes signes vitaux, rempli la paperasse mais, elles voient que mes saignements sont important. Elle appelle donc la gynécologue qui lui dit de me descendre immédiatement. Rendu en bas, le personnel me pose le soluté, me pose des questions, je me sens étourdie, me mette le masque et je finis par m'endormir...

Tous les plans que nous avions prévus, ce sont écroulés en une fraction de seconde. La vie va reprendre son cours, une journée à la fois. Je vais prendre soin de moi pendant mes 2 semaines de congé. Je suis également très heureuse d'avoir passé le Harmony puisque nous avons appris que c'était un petit garçon et nous avons pu lui donner un prénom.

En hommage à Thierry Champagne, mort in utéro à 12.5 semaines. Papa, maman ainsi que tes 3 grandes sœurs, allons toujours t'aimer petit ange!

J'ai posté cet article plus tard pour pouvoir y ajouter cette photo.
Voici les créateurs qui apparaît sur la photo :
La boîte souvenirs fait par : Création Alibébé-Maman crinquée
L'aiment avec la lettre T : Créations et Déco Baloubab
Le collier et le porte clé avec la photo de l'écho : Les Caprices de Cika
Le chandail : mon amie Catherine

#ÇaNarrivePasJusteAuxAutres
#Mamange
#12Octobre2018-TuAsQuitterTonNid

XOXO